Ca se passe ici : CC n°2009-580 DC
“Considérant qu’aux termes de l’article 11 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 : ” La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi ” ; qu’en l’état actuel des moyens de communication et eu égard au développement généralisé des services de communication au public en ligne ainsi qu’à l’importance prise par ces services pour la participation à la vie démocratique et l’expression des idées et des opinions, ce droit implique la liberté d’accéder à ces services”.
Internet reconnu comme faisant partie de la liberté d’expression, ou une prise en compte fondamentale de son impact sur nos sociétés.
(Chirac siégait au CC le jour de la décision, pas VGE).
Quelques commentaires très intéressants que j’ai pu lire :
- Melicour (ex-Versac) : Hadopi : quelques enseignements & l’hillarant décryptage du communiqué de presse victorieux de Christine Albanel.
- Maître Eolas : In Memoriam Hadopi
Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. Mon esprit était happé par la narration ou par la construction de l’argumentation, et je passais des heures à me laisser porter par de longs morceaux de prose. Ce n’est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commence à s’effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte.
Je crois savoir ce qui se passe. Cela fait maintenant plus de dix ans que je passe énormément de temps sur la toile, à faire des recherches, à surfer et même parfois à apporter ma pierre aux immenses bases de données d’Internet.
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Est-ce que Google nous rend idiot ? Un article extrêmement intéressant et stimulant à propos de l’impact d’Internet sur notre façon de lire et même de penser. Je me faisais justement la remarque que depuis deux ou trois ans, je lis beaucoup moins, et j’ai plus de mal à rester concentré sur des textes longs. C’est une évolution très étrange. |
La résonance intelligible de l’histoire, mêlée avec l’intime, n’est malheureusement pas un genre largement partagé. Il est délicat, et exigeant. Je ne m’y risquerai pas ici.



