Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.
Peut-on définir l’identité nationale ? Pour moi, la réponse est non. La France est beaucoup trop diverse, trop complexe, pour imaginer pouvoir saisir et figer son identité. Chacun se sent français, je pense, d’une façon différente. Si on peut se mettre d’accord sur une définition à minima - respecter les lois de la République - il me semble difficile d’aller au delà, même en réfléchissant beaucoup.
Force est de plus de constater que débat proposé par Eric Besson revêt un caractère purement politique, à quelques mois des élections régionales. Le site Internet “participatif” lancé par “le ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire” me fait par ailleurs beaucoup rire (en particulier le petit Liberté - Egalité - Fraternité en haut à droite).
Les partis politiques traditionnels ne permettent pas de changer la société. Leurs structures, leurs modes de gouvernance, leur organisation, leurs luttes de pouvoir ainsi que leurs méthodes de travail ne favorisent pas l’écriture et l’émergence d’un projet de société qui soit véritablement nouveau. — Les think tanks vont-ils remplacer les partis politiques ?
Berlin était hier der Ort, wo man sein sollte (the place to be) pour célébrer les 20 ans de la chute du mur. Les événements organisés à Paris étaient un peu mmh, décevants.
Marie NDiaye, lauréate du prix Goncourt, expliquait dans les Inrockuptibles pourquoi elle a décidé d’aller vivre à Berlin, il y a deux ans :
« Je trouve cette France-là monstrueuse. Le fait que nous ayons choisi de vivre à Berlin depuis deux ans est loin d’être étranger à ça. Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j’ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.
Je me souviens d’une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j’aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : “La droite, c’est la mort”. Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d’abêtissement de la réflexion, un refus d’une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n’a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n’a plus. »
Et cela n’a pas eu l’heur de plaire à Eric Raoult, qui réclame un “devoir de réserve” pour les lauréats du prix Goncourt. Mais bien sûr !
La poésie est un courant d’air nécessaire pour l’esprit, surtout pour l’esprit politique. Il y a un moment où il faut savoir s’isoler, et le meilleur moyen de s’isoler, c’est de rêver et pour rêver il n’y a rien de tel que la poésie. —
(via c0wb0yz)
Maintenant que l’on vient le chercher pour le traduire en correctionnelle, on trouve ça franchement inélégant. Il fallait soutenir Montebourg à la fin des années 1990 quand il cherchait à réunir suffisamment de députés pour amener le Président devant la Haute cour. Là, on était dans un duel à la loyale, puissance contre puissance.
Mais aujourd’hui, sérieusement… Quand c’est plus l’heure, c’est plus l’heure. À part vouloir rabaisser le dernier président qui donna quelques orgasmes à l’histoire de France alors que l’actuel locataire de l’Elysée la confond avec une société anonyme ou une maison de disques, je ne vois pas le but de la manœuvre.
Jacques Chirac, pour qui je n’ai jamais voté, c’est aussi, à sa manière, une partie de mon identité nationale. Alors, on n’y touche pas, s’il vous plait.
— Touche pas à mon Chirac ! sur Causeur.fr
Autant le dire net, ne pas se mentir, je hais les groupes, tous les groupes. Ces bandes exclusives, qui s’amusent, sont fun fun fun, jeune jeune jeune. Je déteste le collectif, au profit de l’individuel. J’aime des personnalités, des individus ou des dividus. La conséquence est relativement simple: je ne traine pas avec des « potes » en bande, mais aime voir certaines personnes, seul à seul. Problème: eux sont tous dans l’idéologie dominante du groupe cool cool cool. Et je me retrouve seul.
Ou comment il est difficile d’exister dans une société collectivisée.
Comment traiter son patron de "gros con" sans se faire virer